J’avais commencé par lire les nouvelles Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, et ça m’avait amusée, touchée, séduite, j’ai gardé ce nom quelque part dans un coin de ma tête.

 

Du coup, quand Je l’aimais, son premier roman est sorti, je n’ai pas hésité. Je ne m’attendais pas à pleurer de tout mon être de la première à la dernière page. Je ne m’attendais pas à retrouver tout ce que j’étais en train de vivre, de tourner et de retourner dans ma tête depuis longtemps. Grâce à ce livre, j’ai su qui j’étais, ce que je voulais et ce que je ne voulais plus. J’y ai puisé la force et le courage qui me manquaient.

 

Quelques années plus tard, une amie ne sachant rien de tout cela, m’offre Ensemble, c’est tout, qui venait de sortir. Les 600 pages sont avalées en 3 jours, et ça me rappelle à quel point j’aime écrire, à quel point j’aime aimer, et combien j’aime Anna Gavalda.

 

Je file emprunter 35 kilos d’espoir au rayon enfant de la bibliothèque. Je ne m’attendais pas à vrai dire à être aussi retournée par ces quelques pages « pour enfants » que par les 600 merveilleuses que je venais de lire. Et pourtant...